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Bien peindre est difficile et comme toujours, les résultats sont à la hauteur des efforts fournis. Quand l'amateur fait de la peinture pour se détendre et "se faire plaisir", le peintre travaille à l'optimisation de sa pratique dans le but de peindre toujours mieux. Aussi, avancer en peinture passe par la répétition de gestes, d'expérimentations, des erreurs, des doutes, du désespoir, de la frustration, et il arrive parfois, pas souvent, quelques instants de grâce ! La recherche est longue, la progression lente mais la détermination paye puisque les problèmes se résolvent avec l'acharnement.

C'est en peignant que l'on devient peintre. Plus on peint, mieux on peint. Plus on veut, mieux on veut. Impossible d'avancer significativement sans une pratique intense. La question de la fréquence de pratique se pose rapidement au jeune artiste. Il lui faut pratiquer fréquemment. Beaucoup aiment dire que l'artiste n'est pas une machine et se donnent tout un tas d'excuses pour ne pas travailler. En réalité, l'artiste est un bosseur et le travail passe par une certaine discipline.

No pain, no gain !

Plus jeune, j'ai pratiqué le bodybuilding en parallèle du dessin. Pendant 8 ans, je me suis entrainé 3h par jour, 5 jours par semaine. Mon entrainement était rationalisé, mes séances décomposées en exercices spécifiques, en séries douloureuses, biceps, deltoïde, rhomboïde, chaque muscle de mon corps était brutalisé. J'ai soulevé des tonnes et des tonnes de fonte tout en cherchant à optimiser mon entrainement pour un maximum d'efficacité. Le sport m'a appris la discipline.
 
Arbeit !

Aujourd'hui, je ne sue plus en salle de gym mais derrière un chevalet. Mes héros ne s'appellent plus Arnold Schwarzenegger, Kevin Levrone mais Repin, Rodin ou Sargent. Les brosses en soie de porc et le chevalet ont remplacé les haltères et la barre EZ. Et si mes séries de modèle vivant et de natures mortes ont remplacé celles de traction et de curls, ma motivation, ma rigueur, mon exigence, n'ont pas bougé d'un iota. L'intensité de la pratique est la même et chaque matin, la même question se pose : comment peindre mieux ?

Les citations du jour :
La peinture n'est pas de la rêvasserie. C'est d'abord un métier manuel et il faut le faire en bon ouvrier.
Pierre Auguste Renoir
Si les gens savaient à quel point j'ai travaillé pour développer ce talent, ils ne s’étonneraient plus.
Michel ange 

Les 3 conseils du jour :

  1. La discipline c'est l'organisation. Aménager un créneau durant lequel vous allez travailler chaque jour.
  2. Quand vous ne peignez pas, dessinez. Quand vous ne dessinez pas, faites des photos. Quand vous ne faites pas de photos, regardez et collectionnez des images.
  3. Travaillez par séries. Numérotez chaque dessin, comptez chaque peinture. Quand une série est terminée, commencez-en une autre (nouvelle thématique/technique). La qualité vient avec la pratique !

Les biceps du jour :



>> La peinture à l'huile en 26 conseils !
>> Le matériel de peinture  
Ça y est nous sommes en 2015, une nouvelle année s'offre à nous autres artistes, rêveurs, poètes ! Comme tous les ans, la liste des souhaits est courte, une seule résolution compte pour le peintre : progresser, peindre toujours mieux, dépasser ses limites !

La motivation du jour :

Comme chacun le sait, le jardinier jardine, le cuisinier cuisine, l'alcoolique boit, le pirate pille, viole et le peintre ... peint.
Sa ligne de conduite est simple : Volonté > Pratique intensive > Progression

Avant de peindre aussi bien que Velázquez, il faut commencer par vouloir peindre aussi bien que Velázquez. Pour cela, il s'agit d'avoir de la volonté. Mais comme peindre comme Velázquez n'est pas facile, l'artiste a intérêt d'avoir un peu plus que de la volonté, il lui faut être déterminé.
La détermination c'est être conquérant, c'est passer outre les contrariétés, les obstacles, c'est faire des sacrifices s'il le faut, c'est avoir une priorité : peindre toujours mieux !

Rien de grand ne se fit jamais sans enthousiasme. Ralph Waldo Emerson

Bien entendu, la volonté seule est insuffisante. Cela doit se concrétiser par une pratique assidue. Et c'est souvent là qu'il y a lacune. Les excuses pleuvent : j'ai pas le temps, j'ai mal au dos, j'ai pas d'argent, je n'y arrive pas, l'art c'est pas mécanique, etc. Sauf que les excuses, c'est bon pour les loosers. Quand certains se donnent des excuses pour ne pas travailler, d'autres mouillent la chemise. La peinture est faite de problèmes qu'il s'agit de résoudre pour avancer. Pas le temps de dessiner ? Trouve du temps ! Il y aura toujours du temps pour celui qui veut.

Si les gens savaient à quel point j'ai travaillé pour développer ce talent, ils ne s'étonneraient plus. Michel-Ange

La finalité de l'artiste est de faire le meilleur art possible. La progression passe par 2 points : la quantité et la recherche d'efficacité. En art, beaucoup de paramètres peuvent être optimisés comme par exemple, la gestion du temps, le choix du matériel, la productivité. La pratique peut être plus efficiente grâce à une meilleure organisation. Par exemple, une excellente méthode d'auto-discipline est de faire des to do lists hebdomadaires, soit d'accomplir un ensemble de tâches en une semaine.

La réussite est l'aboutissement d'une succession d'échecs. Winston Churchill

En résumé, l'important est de peindre beaucoup et de travailler à peindre toujours un peu mieux ! Voilà donc ma résolution pour cette nouvelle année. Allez, un dernier verre et au travail !


Excellente année 2015 à tous !
Sur mon chevalet aujourd'hui, un petit oignon !



Le conseil du jour :
Ce n'est pas ce que vous peignez qui est important, mais ce que vous décidez de ne pas peindre.

La citation du jour :
J'espère de tout cœur que l'on pourra peindre au paradis.
Jean Baptiste Camille Corot (sur son lit de mort)

>> Progresser rapidement avec le dailypainting !
>> La peinture étape par étape !
>> Le matériel de peinture à l'huile ! 
>> La nature morte en conseils !



Le dessin c'est avant tout la forme. Sauf si vous êtes un adepte de l'art informel (...), la forme sera toujours présente dans vos créations et cela que vous soyez peintre, styliste, architecte ou designer. Vous devez donc avoir une maîtrise de la forme puisque celle-ci occupe une place prépondérante dans tous les arts visuels. 

Maîtriser la forme passe par le dessin, et le dessin, c'est comme le sport, ça se perd sans pratique. Alors pour entretenir celui-ci et progresser, je recommande soit de rejoindre un atelier de modèle vivant ou de de rejoindre la Drawing Factory, mon cours dessin/peinture online ! 

Travailler d'après nature est incontournable. L'artiste travaille avec son œil, son cerveau et sa main. Pour développer sa pratique, il doit apprendre à mieux voir, mieux décider et mieux exécuter ... et coordonner le tout.

Ainsi, travailler d'après nature permet à l'artiste de :
- Sensibiliser son œil aux éléments du langage visuel
- Développer l'esprit analytique, hiérarchique, synthétique et critique
- Acquérir un processus, soit un cheminement dans la réalisation d'une œuvre

Tout le monde ne dispose pas d'atelier de modèle vivant à proximité. Alors par défaut, voici une liste de liens permettant de croquer du nu à la maison :
1 Croquis Café
2 Line of action
3 Quickposes

Parce qu'une démo vaut mieux que 1000 mots ! Prenez des notes :

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Après les réalistes russes, de nouveaux peintres à découvrir : 
- Mau-Kun Yim 
- Zhaoming Wu  
- Henry Yan
- Z. S. Liang
- Wei Jason Situ
Techniciens hors pair, ces artistes d'origine chinoise méritent le coup d’œil pour leur maitrise du fusain et de l'huile.

Extrait d'une interview très intéressante avec Zhaoming Wu dans un des derniers numéros de Pratiques des arts :
Ironiquement, toute la tradition de la beauté et la puissance de l'art réaliste et classique de la fin du 19e ont été sauvegardées par le régime communiste au détriment de toute forme d'art moderne, exclue des écoles d'art moderne et des universités. Ainsi les préceptes de l'art figuratif occidental ont été enseignés afin que l'art serve de véhicule pour les images de propagande avec des représentations de familles heureuses de fermiers et d'ouvriers. Ces images étaient destinées à un public qui pouvait en comprendre le message sans avoir de culture artistique. Ainsi alors que l'art occidental se dissolvait dans l'abstraction et ses tableaux vides de contenu, les russes et les chinois continuaient d'étudier et d'apprendre la peinture classique. Avec l’apaisement des relations entre la Chine et l'occident, beaucoup d'artistes chinois ont émigré aux US avec leur solide bagage traditionnel, où ils ont apporté leurs connaissances et leurs expertises.

Ci dessous, 3 dessins au fusain de Mau-Kun Yim et une démo de portrait à l'huile (en 5 parties sur Youtube).






>> Liste du matériel graphique pour dessiner au fusain !  
>> Conseils pour progresser en dessin !

 Henri Fantin-Latour, Nasturtiums

Le Cours complet de peinture à l'huile_Natures mortes par Ernest Hareux est lisible sur le site Gallica.
Ce post rassemble quelques extraits de l'ouvrage et complète le post Peindre la nature morte.

Quoique la Nature morte ne tienne pas la première place dans l'art de la peinture, nous commençons nos conseils par ce genre que nous recommandons vivement aux commençants. Tous doivent peindre des Natures mortes; c'est indispensable pour apprendre à exécuter, quel que soit le genre auquel on désire se consacrer exclusivement dans l'avenir.
(...) l'exécution est la qualité principale, celle à laquelle on s'attache d'abord dans l'art de peindre des Natures mortes. Cette qualité, au point de vue de l'art pur, n'est cependant que secondaire; ce qui doit tout primer, c'est le sentiment et la poésie, l'exécution vient ensuite.
(...) l'exécution ne doit pas préoccuper l'artiste que dans la mesure où elle lui sert pour traduire ce qu'il ressent devant la nature, mais qu'il faut toujours qu'il ait recours à elle pour trouver l'inspiration. Avoir toujours la nature pour guide ne veut pas dire la copier servilement, comme un certain élève de Corot, qui, en copiant un dessin de son maitre, avait été si consciencieux, qu'il avait imité une tâche d'huile. Le grand paysagiste lui fit observer : que quand il copierait la nature, il la verrait sans tâche.

Lorsque l'on veut apprendre à peindre, il est de toute nécessité pour les commençants de choisir des objets de formes droites, carrées ou rectangulaires, tels que : livres, boites, cartonnages, etc. Ce choix a pour but de familiariser l'élève avec la perspective des lignes fuyantes qui lui apprendront à donner du relief aux objets.

Après quelques études de ce genre, on devra continuer par des objets de formes rondes dont la perspective est plus difficile à exprimer comme la forme des assiettes, des plats ronds ou ovales, des bouteilles, des vases,etc. Il faudra à l'élève de s'habituer à copier chaque objet dans sa grandeur naturelle quand il le peindra isolément. C'est le meilleur moyen de se familiariser avec les proportions, puisqu'on peut comparer directement avec la nature en mesurant exactement la copie avec l'original.
Nous recommandons particulièrement à cet effet de peindre un objet seul, car chacun sait que les objets placés derrière les autres se rapetissent en s'éloignant de l’œil du spectateur et qu'il faut une certaine habitude des comparaisons pour les mesurer et leur donner leurs proportions relatives.

Ces études étant déjà plus difficiles, on commencera donc par peindre un seul objet, un livre, de préférence à tout autre. Ce livre sera placé sur une table quelconque, plutôt haute que basse. La table trop basse a l'inconvénient de donner une perspective montante d'un effet peu agréable en montrant les objets vus du dessus.
La lumière éclairant les objets sera choisie venant de gauche à droite, car c'est le meilleur mode d'éclairage pour travailler; c'est aussi le plus commode pour bien voir les tons sur la palette. (Si l'on se plaçait en sens contraire, la main qui travaille porterait une ombre gênante sur la toile et sur la palette).
Le chevalet doit être éloigné d'une distance 3 fois égale à la plus grande dimension des objets qu'on veut peindre. C'est le recul nécessaire pour bien voir l'ensemble et les proportions de chaque objet.

Après le dessin (brunaille), on commencera l'ébauche en débutant par le fond. Ce fond doit être choisi simple (uni). Les tons sombres et neutres doivent être préférés aux couleurs éclatantes. On devra éviter de peindre les fonds en employant trop de couleur. On ne devra jamais rencontrer d'épaisseur dans un fond bien peint.
On continuera en peignant le dessus de la table. Cette partie de l'étude doit être peinte en demi-pâte, c'est à dire, ni trop liquide comme un glacis, ni trop épaisse comme pour une partie de lumière.
Il est recommandé de commencer toujours par le ton le plus foncé, quel que soit l'objet qu'on ait à peindre. On continuera par le ton médium qui se nomme aussi ton local, et l'on terminera par le ton le plus clair, pour obtenir le modelé et faire tourner l'objet.

Frans Mortelmans

Pour donner de la profondeur aux ombres, il faudra observer que, dans l'ombre même, il y a une autre ombre plus foncée (le repiqué).
Quelque soit l'intensité d'un ton noir, on ne devra jamais employer, pour le peindre, le noir pur tel qu'il sort du tube. La nature ne nous montre jamais un ton noir. C'est toujours un ton plus ou moins foncé qui a une coloration relative aux objets avec lesquels il se trouve placé. Même chose pour le blanc.
Peindre simplement par plans : l'ombre, le ton local et la lumière. L'ébauche ne contient aucun détail.

Les empâtements se montrent dans les parties d'un tableau où se trouve la lumière, jamais les ombres ne sont empâtées, car si on les peignait solidement, avec des épaisseurs de couleur, elles deviendraient lourdes, opaques, bouchées, sans transparence, ni profondeur.
L’empâtement sert à affirmer, par sa solidité, la volonté du peintre, pour attirer la lumière sur la partie qu'il empâte. L'épaisseur même de la pâte, lui sert à obtenir plus d'effet. Les parties saillantes de la couleur accrochant la lumière vraie, donnent de la vivacité aux tons clairs pour lesquels on a épuisé toutes les ressources de la palette.

Pour juger un tableau, il faut s'en éloigner d'une distance 3 fois égale à sa plus grande dimension.
Il faut se lever souvent lorsqu'on peint, se reculer de même, en observant que les détails soient subordonnés à l'ensemble, car si l'on s'apercevait qu'ils attirent les regards à d'autres endroits qu'à celui qu'on veut montrer avant tout, il faudrait les supprimer.

La mise en toile : c'est l'art de bien placer, à l'endroit voulu, les objets qui composent un tableau.
Dans toutes les compositions, il doit se présenter un groupe principal et un groupe de moindre importance. Le groupe principal doit pouvoir s'envelopper dans une ligne ayant la forme d'une pyramide, accompagnée ou relevée à droite ou à gauche par un groupe plus petit.

L'assemblage des objets doit toujours se faire par un nombre impair.
Quand dans un sujet donné, on se trouve obligé de peindre des objets de même hauteur, tels que des pots ou des bouteilles, des corbeilles, etc., il faut s'efforcer de trouver la pyramide en renversant certains objets.

>> A lire d'urgence : les formidables conseils de Frank Benson !
>> Les conseils de Richard Witney sur la composition !
L'origine du monde, 1866

Je ne puis enseigner mon art, ni l'art d'une école quelconque, puisque je nie l'enseignement de l'art, ou que je prétends, en d'autres termes, que l'art est tout individuel, et n'est pour chaque artiste, que le talent résultant de sa propre inspiration et de ses propres études sur la tradition. ... Aucune époque ne saurait être reproduite que par ses propres artistes, je veux dire les artistes qui ont vécu en elle.
Je tiens les artistes d'un siècle pour radicalement incompétents à reproduire les choses d'un siècle précédent ou futur, autrement dit à peindre le passé ou l'avenir. C'est en ce sens que je nie l'art historique appliqué au passé....

Je tiens à dire aussi que la peinture est un art essentiellement concret et ne peut consister que dans la représentation des choses réelles et existantes. C'est une langue tout physique, qui se compose, pour moi, de tous les objets visibles, un objet abstrait, non visible, non existant, n'est pas du domaine de la peinture. L'imagination en art consiste à savoir trouver l'expression la plus complète d'une chose existante, mais jamais à supposer ou à créer cette chose même.



Le chêne de Flagey, 1864

 Le beau est dans la nature, et se rencontre dans la réalité sous les formes les plus diverses.... le beau donné par la nature est supérieur à toutes les conventions de l'artiste. Le beau, comme la vérité, est une chose relative au temps où l'on vit et à l'individu apte à le concevoir. L'expression du beau est en raison directe de la puissance de perception acquise par l'artiste. Avec de pareilles idées, concevoir le projet d'ouvrir une école pour y enseigner les principes de convention, ce serait rentrer dans des données incomplètes et banales qui ont jusqu'ici dirigé partout l'art moderne.
...

Jusqu'ici, l'art national n'a jamais existé. Il n'y eut que des tentatives individuelles et des exercices d'art imitant le passé. Quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi: celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté.
Gustave Courbet

A lire ou relire :
 >> Retrouvez moi sur Facebook !
>> Le beau, le laid et le caractère selon Rodin
Ils s'appellent Abram Jefimowitsch Archipow, Aleksandr Georgievich Gulyaev, Boris Sporykhin, Boris Vasilevich Kondrashin, Klavidya Balanova, Mikhail Kostin, Nadezhda Kornienko, Nikolai Andretov, etc. personne ne les connait et pourtant ils ont peint l'URSS avec un p.. de caractère !



Aleksandr Georgievich Gulyaev

 Boris Sporykhin

Boris Vasilevich Kondrashin

Abram Arkhipov

 Klavidya Balanova

 Mai Dantsig

 Sergei Babkov

Nadezhda Kornienko

 Nikolai Andretsov

Vasili Nechitailo

 Tamara Alexandrovna Khitrova

 Vasili Nikolaevich Baksheev

 Vyacheslav Andreevich Fedorov

 Aleksandr Mendelevich Egidis

Petr Ivanovich Kostinski
 Alexander Afanasjev


Valentina Shebasheva
Valentin Bogdanov 

Vladmir Stozharov 
Boris Zaozersky

>> A découvrir aussi : les réalistes chinois
>> Ainsi que tout plein d'autres peintures fantastiques ici !
Du 7 mars au 27 mai 2013 a lieu une exposition des peintres figuratifs des collections du FRAC de Franche-Comté avec entre autres Akkerman, Messagier, Oppenheim, Pommereulle, Yan Pei Ming et surtout HOVADIK !
(Galerie du Granit, rue de l'ancien théâtre à Belfort)

La séance de modèle vivant est certainement le meilleur exercice pour apprendre à dessiner/peindre puisqu'il est le plus contraignant. Temps de pose limité, pose et modèle imposé, point de vue et recul aléatoire, c'est en solutionnant toutes ces problématiques que l'élève va se former. 

Le temps de pose est sans doute la contrainte la plus importante de la séance de modèle vivant. L'élève doit apprendre à adapter sa représentation en fonction de la durée des poses. 

Un temps de pose court sert à synthétiser les informations visuelles alors qu'un temps de pose long favorise une représentation approfondie.

De plus, un temps de pose plutôt court permet de gagner en efficacité. Avec la pratique, l'élève va ainsi faire en 1 heure ce qu'il avait l'habitude de faire en 2h.
 Apprendre à synthétiser avec les poses courtes (7 min)

Plus de temps, plus de détails (20 min)

Portrait détaillé avec pose d'1h

>> A lire : 8 conseils pour booster vos séances de nu !

Le conseil du jour :
Beaucoup d'élèves s'interrogent sur le sens des hachures. Il n'y a en réalité pas de règles. Il y a pleins de façon de hachurer. Pour un rendu en masse, les gravures d'Anders Zorn sont très pédagogiques :


Il est à noter que les hachures droites peuvent aplatir et que les hachures en forme d'arcs de cercle optimisent l'illusion de bombé.

De manière générale, on hachure le long de l'axe de la forme (hachures parallèles au contour) ou autour de l'axe de la forme (comme des bracelets sur un avant-bras). Les hachures disposées diagonalement sont très expressives et traduisent bien l'atmosphère et l'action.

Des hachures de maîtres à étudier par la copie (Greuze, Michel-Ange, etc.) :

Greuze


Sargent