Andiamo ! C'est parti pour l'atelier de modèle vivant de la Toussaint, soit 5 séances de poses ou 15h de nu !

La séance de modèle vivant est tout simplement le meilleur exercice pour progresser. Toutes les composantes de la représentation sont passées en revue :
- Quel sujet choisir ?
- Comment mieux composer ?
- Comment obtenir des proportions plus justes ?
- Comment maîtriser la forme ?

- Comment mélanger la couleur chair ?
- Comment passer de la copie à l'art ?
- Comment obtenir une belle touche ?
- Comment fondre, comment obtenir un modelé efficace ?
- Etc.


Pratiquer fréquemment le modèle vivant permet de mieux répondre à chacune de ces questions. On fait bien ce que l'on connait bien.
Bien entendu, le prof est là pour apporter son regard critique et son expertise. C'est aussi l'occasion de regarder une démo réalisée de A à Z.

>> Retrouvez moi en stages pour enrichir votre pratique artistique !

Séance 1/5 avec le formidable Florent à la pose !

Séance 2/5 avec Valérie !

>> Rdv demain pour la 3e  séance avec un nouveau modèle !
C'est un nouveau modèle Guillaume qui a pris la pose hier à l'atelier de modèle vivant. 
Le sujet : Sa barbe et ses cheveux mi-longs attachés avec un chignon m'ont intrigué et j'ai opté pour un portrait de profil.

Le challenge : Peindre le portrait directement et en un temps limité fait sans doute partie des challenges artistiques les plus difficiles.

Le modelé : J'adore peindre le modelé, soit des teintes chair connectées les unes avec les autres. Je veille toutefois à ne pas trop les fondre, ce qui ferait disparaître toute vibration.

Réussir un portrait alla prima d'après nature nécessite la maîtrise des 3 composantes majeures du langage visuel, soit la forme, la valeur et la couleur.

D'autres composantes rentrent en jeu comme la pertinence de la composition et la qualité de la touche.

Impossible de réussir un portrait sans s'exercer. C'est l'objectif de l'atelier de modèle vivant, développer ses compétences (techniques et poétiques) tel un sportif.
Peindre d'après photos limite l'apprentissage, seul le travail d'après nature permet une sensibilisation effective.

La réalisation d'un portrait soulève pour l’artiste de nombreuses questions :
- A quoi tient la ressemblance ?
- Comment traiter le modelé de la peau ?
- Comment traiter la texture de la barbe et des cheveux ?
- Quelles couleurs choisir pour obtenir la couleur de la peau ?
- Comment faire pour fondre et superposer la peinture ?
...
>> Retrouvez moi en cours pour un éclairage complet sur ces questions !

Les 5 conseils peinture du jour :

Un artiste ne peint pas ce qu'il voit, mais ce qu'il pense. Voici une sélection des réflexions émises durant l'exécution de ce portrait :

1 La ressemblance n'est pas une finalité artistique.
2 La justesse (ou ressemblance) c'est de la technique. Un bon portrait l'est pour des raisons autres que la restitution de l'identité.

Artist at work !

3 Une fois le modèle parti, il ne reste que la peinture. Celle-ci doit être donc intéressante pour d'autres raisons que la ressemblance dès lors que la comparaison n'a plus lieu d'être.
4 Se demander comment rendre intéressant le sujet d'abord avec les éléments du langage visuel.
5 Il n'y a pas de procédés particuliers pour peindre le portrait hormis peut être un dessin plus exigent.

L'année scolaire commence par une série d'exercices de dessin. Le dessin est la fondation de l'image.
Mais ce n'est pas que cela. Le dessin est un langage.
- Sur le plan technique, maîtriser le dessin, c'est maîtriser une myriade de composantes tels que la composition, la mise à l'échelle, les proportions, le trait, la forme, les valeurs.
- Sur le plan poétique, une esquisse s'apparente à un haïku, soit un poème très court.
Les dessins d'un artiste sont révélateurs ou non de son sens poétique. Des lacunes en dessin limitent la progression du peintre. Ne jamais négliger le dessin.

J'ai demandé hier à la jolie Lucie de prendre la pose sur l'estrade du cours dirigé du lundi/mardi. Au programme, poses de 30 min avec une exploration de l'outil fusain.

Lucie, 15 min.
Exprimer beaucoup avec quelques traits de crayon, n'est ce pas la même chose que de communiquer beaucoup d'idées en peu de mots ?

Le fusain permet une variété de graphismes tels que le travail par le trait ou le travail par masses.
S'interroger sur les possibilités et les limites du matériel permet de mieux l'utiliser et de l'adapter à un système de représentation.
Bien entendu, cette interrogation s'étend à toutes les composantes de la pratique artistique tels que le temps de réalisation, l'intention, le point de vue, le recul, la composition, l'installation, la lumière, etc.

Le cours dirigé se divise en 3 parties : 
1 Théorie. Objectif de l'exercice. Pourquoi et comment faire l'exercice. Démonstration commentée à l’appui.
2 Mise en pratique permettant de connecter le cerveau, l’œil et la main.
3 Critique. S'interroger sur sa production. Quels sont les points forts/faibles ? Comment optimiser ?

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Les 5 réflexions du jour : 

1 Une ligne est un point parti en promenade. Paul Klee
2 La ressemblance est un moyen et non une fin.
3 L'art commence là où s'arrête la copie.
4 L'objectif est moins de faire ressemblant, qu'intéressant.
5 Je ne dessine pas ce que je vois, je dessine ce que je pense. Pablo Picasso
>> Je veux plus de conseils dessin !
Le programme du cours dirigé commence comme à l'accoutumée par du dessin. Si une myriade de notions sont introduites, les exercices de dessin du cours dirigé ont pour objectif premier la maîtrise de la forme.
Puis vient le travail de la valorisation (mise en place des valeurs) amorcée par l'exercice de la copie.

La copie est un exercice incontournable dans l'apprentissage. Bien plus qu'un simple travail de reproduction, copier permet à l'élève de :
- S'imprégner de l'excellence en copiant des chefs d’œuvres
- Développer l'esprit critique par la comparaison
- Regarder la nature à travers les yeux des maîtres et comprendre leurs choix
- Gagner en méthode, notamment à travers le processus, soit le cheminement de l'oeuvre en étapes (ci-dessous)

La copie à l'identique n'est pas recherchée, ce qui nécessiterait beaucoup (trop) de temps et serait pédagogiquement moins intéressant.
Le but est d'essayer de rendre la plus grande justesse en une seule fois et en un temps imparti ... finalement dans les mêmes circonstances qu'avec le travail avec modèle (2h30).
Cet exercice augmente considérablement les performances de l'élève (esprit critique, prise de décision, assurance, technique).

Le processus en 3 étapes simples :
- Simplification des formes
- Simplification des masses
- Approfondissent


Après avoir délivré des tonnes de conseils, de critiques, de réflexions dans le cadre des cours dirigés, je mets de côté l'enseignement pour un peu de pratique avec la séance de modèle vivant du mercredi.

Dans l'apprentissage artistique, la séance de modèle vivant est le meilleur exercice pour progresser. C'est aussi l'exercice le plus difficile, donc le plus formateur avec un nombre important de problèmes à solutionner.
- Quoi peindre ?
- Quelle échelle ?
- Quand terminer ?
- Quel matériel ?
- Quelle technique ?
- Etc?


A consommer sans modération !



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Les 5 conseils du jour :

1 Ne pas tout dessiner, au risque de devenir trop descriptif. Dessiner que ce qui sert son intention.
2 L'objectif n'est pas de faire ressemblant mais de faire intéressant.
3 L'art commence là où s'arrête la copie.
4 Simplifier, écrémer. La sobriété est élégante.
5 Une conception solide fera une meilleure peinture. Je peins ce que je pense !
>> Je veux plus de conseils peinture ! 

Pour une initiation à la peinture directe, j'ai créé cet ebook avec des conseils, des démos, tout pour bien démarrer !

L'apprentissage artistique débute par la maîtrise formelle ainsi que celle des valeurs. Avec la rentrée des classes et la reprise du fusain, les dessins se multiplient !

La femme et la féminité sont une source d'inspiration et d'enchantement éternel. Pour l'homme, la femme est un sujet d'étude mystérieux, intrigant, voire fascinant.

C'est la jolie Lucie qui a pris la pose mercredi. Que dessiner ? Son joli minois, son corps en courbes ? Non, j'ai préféré opter pour sa chevelure généreuse (pose d'1h).

J'ai une préférence pour les chignons naturels, soit faits à la va vite, avec des mèches folles et des accroche-cœurs. Comme pour une pose ou un bouquet, un chignon trop sophistiqué aurait la prétention d'être beau et la prétention à la beauté ... est laide.
L'art est efficient quand on ne sent pas la mise en scène.

Les 2 conseils du jour :

1 Le processus du traitement des cheveux et le même que pour le reste :
-Tracer les contours de la chevelure.
- Mise en place des masses.
- Détailler les mèches, rehauts sombres et éclaircies.
2 Le contraste attire le regard. Penser à appuyer sur le fusain pour souligner, insister, valoriser, quand ce que l'on dessine est important. Ici, le sujet n'est pas le visage, simplement esquissé mais la chevelure. Les valeurs les plus sombres se trouvent donc au niveau de la chevelure.
>> Je veux plus de conseils dessin !
L'année débute avec des séances de pose de 30 min parce qu'il s'agit tout simplement du meilleur exercice pour progresser ... mais pourquoi ?

Le sujet : David fait parti de mes modèles préférés. Ses postures sont sculpturales, rodanesques, c'est à dire riches formellement. Jamais décevant !
Bien entendu, tous les modèles ne sont pas David. L'artiste doit se poser la question de fond Comment rendre intéressant le modèle qui est devant lui.

Le temps imparti : 30 minutes c'est rapide (sauf pour le modèle). Un temps imparti est nécessaire pour apprendre à travailler plus vite et permet de réaliser en 30 min ce qui prenait 1 heure auparavant !

Le recul : L'artiste doit adapter l'échelle du dessin en fonction du recul. Plus on a de recul, plus la représentation devient petite.

Le point de vue : Bien entendu, il y a des point de vue plus intéressants que d'autres. Mais l'exercice est précisément de chercher à rendre intéressant un point de vue aléatoire.

L'erreur : Une erreur habituelle est l'approche académique, soit de chercher uniquement la ressemblance. La ressemblance (ou justesse) est un moyen et non une fin artistique. Elle est nécessaire mais insuffisante.
Le sujet ci dessus est moins David que le jeu de lumière et ombres sur David. David est donc indirectement représenté. Cette manière indirecte apporte une dimension poétique à la représentation.
Il s'agit donc de chercher l'indirect, le non-dit, le mystère. C'est le principe de l'érotisme qui est poétique, puisqu'il s'agit de provoquer le désir en suggérant, soit en montrant qu'une partie. A l'inverse, la pornographie, c'est tout révéler, ce qui tue toute poésie.

La difficulté du travail d'après nature rend l'exercice extrêmement formateur. Plus de problèmes à régler donc plus de sensibilisation. A consommer sans modération ! Travailler uniquement d'après photos limite l'artiste.

En accumulant les détails, le débutant dit trop et tombe dans le littéral, le direct, le trop descriptif, l'illustratif ... et donc l’inintéressant.
Conclusion : rechercher uniquement la ressemblance entraîne en général la production d'images ennuyeuses.
>> Je veux plus de conseils dessin !

La vidéo du jour :


La rentrée des classes bat son plein avec la reprise très attendue du fusain.
Le fusain est un outil graphique formidable permettant des noirs expressifs, des fondus ou encore le travail par masses.

Des modèles différents ont intervenu dans mes cours et les séries de poses de 30 minutes se sont enchaînées.
Dans l'apprentissage artistique, imposer un temps imparti est impératif pour stresser l'élève à notamment prendre des décisions plus rapidement et à synthétiser.

La séance de poses rapides est probablement le meilleur exercice pour progresser. Les bienfaits sont nombreux et avec la pratique l'élève va développer :
- Son observation, soit remarquer, capter plus d'informations visuelles
- Synthèse, simplifier pour dominer la complexité du sujet
- Hiérarchiser, soit trier les informations selon leur importance

Le cours dirigé sensibilise l'élève aux composantes du dessin :
- Comment mieux observer le sujet ?
- Comment mieux composer ?
- Par quoi commencer ?
- Comment ne pas faire un dessin trop littéral ?
- Comment simplifier ?
- Quelle installation, quel matériel ?
- Quelle intention, quel système de représentation ?
- Comment gagner en assurance ?
- Etc.
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Pose de 20 min, fusain

A étudier sans modération !

Pour ceux qui n'ont pas accès à mes cours, j'ai créé cet Ebook qui réunit tout ce qu'il faut savoir pour booster vos dessins !
Picasso a eu sa période bleue, moi j'ai eu ma période baiser qui m'a occupé le mois dernier en parallèle des préparations de la rentrée des classes.
Une thématique sulfureuse a explorer !

Le conseil du jour :

Il est recommandé de peindre par séries pour différentes raisons :
1 Explorer une thématique permet de creuser un sujet. On fait bien ce que l'on connait bien. Répéter, fouiller, varier permet de mieux  connaitre ce sujet et de ne pas rester en superficie. L'artiste est un explorateur.
2 La créativité est une composante capitale de l'art. Explorer une thématique en cherchant des variantes développe la créativité
(soit la production d'idées nouvelles). Les apports nouveaux permet l'évolution et d'enrichir sa production artistique. Nombreux sont les artistes qui se limitent à un système et répètent mécaniquement la même chose. Prendre l'habitude d'expérimenter permet de ne pas s'enfermer dans la dangereuse zone de confort. Il s'agit donc d'en sortir fréquemment pour voyager dans la zone d'apprentissage, pour changer ses habitudes et donc se développer.
3 Le dailypainting est un format parfait pour la peinture par série.
Le dailypainting, c'est peindre une petite peinture par jour. Pour progresser et assimiler, il n'y a pas de secrets, il s'agit de peindre beaucoup. La fréquence et la quantité font rentrer le métier !
>> Je veux plus de conseils peinture !

La vidéo du jour :

Après un été bourré de stages aux 4 coins de la France, la voici, la voilà, c'est la rentrée des classes avec le 1e cours de la saison 2019-2020 !

Pour bien commencer, j'ai fait appel au formidable David, un de mes modèles préférés, remarquable pour ses postures expressives rodanesques.

Au programme, une série de poses de 20 min permettant une sensibilisation à une série de problématiques  fondamentales telles que :
- Comment simplifier la forme ?
- Comment obtenir des proportions plus justes ?
- Comment mieux s'installer au chevalet ?
- Quel recul par rapport au modèle et par rapport au chevalet ?
- Comment tenir le crayon ?
- Comment mettre à l'échelle ?
- Comment hachurer ?
- Etc.


>> Retrouvez moi en cours pour un éclairage complet sur le dessin !

Le conseil du jour :

Entre une démo commentée et un conseil, j'ai dégainé le fusain pour une esquisse.
Le dessin (ci dessus) a été réalisé sur papier à grain (esquisse, 90g/m2). Dessiner au fusain sur ce type de papier signifie qu'on n'a pas le droit à l'erreur. Le papier ne pardonne pas et les erreurs ne peuvent s'effacer complètement.

Les fusains fument à nouveau !

Au fusain, à l'encre, au stylo bille, il est intéressant de travailler fréquemment avec un outil difficile/impossible à effacer pour gagner en assurance.  ,
Un dessin puissant comporte de l'affirmation. Il faut oser ! L'assurance est synonyme de maîtrise. Cela implique évidemment de beaucoup pratiquer (pour moins chercher) et d'accepter beaucoup de ratés. Plus on va connaitre les constitutifs du dessin, plus on va avoir de contrôle sur la réalisation et automatiser les choses.
On fait bien ce que l'on connait bien :
- Quel matériel. Absorption du papier. Tendresse du fusain
- Quel processus. Quelles sont les étapes de réalisation du dessin
- Quel temps. Comment organiser le temps imparti.
- Quel recul, mise à l'échelle, systèmes, etc.

Pour ceux qui n'ont pas accès à mes cours, j'ai créé cet Ebook qui réunit tout ce qu'il faut savoir pour booster vos dessins !